parcours réel

Penny Farthing Bicycle T

lundi 26 août 2019

Le long de la Mur





On fait donc quelques dizaines de kilomètres en voiture jusqu’à Unzmarkt où on dort dans un wagon de train aménagé posé au milieu d’un camping idyllique que nous sommes seuls à fréquenter !



 
La vallée de la Mur nous semble encore plus calme et belle que celle de la Drave. Encore moins de cyclistes alors que le balisage et les documents de l’office du tourisme sont d’une précision et d’une qualité incroyables. La véloroute emprunte des petites routes de campagne sur lesquelles on ne croise pour ainsi dire pas de voitures. Le tracé est globalement plat même si les raidillons sont rudes dès qu’il faut quitter le fond de la vallée.



Le long de la Drave


Pour nos premières vacances cyclistes estivales avec Alma, on a cherché des pistes cyclables, des campings, pas trop de chaleur ni de dénivelé, une distance raisonnable entre la France et la Slovénie... et on a atterri au sud de l'Autriche, tout près de l'Italie et de la Slovénie, le long de la Drave. Le parcours n'est pas encore défini, on suppose qu'on pédalera tranquillement, qu'on fera des jours de pause, qu'on s'adaptera à la météo et surtout à la petite qui ne pédale pas. Nous avons 2-3 semaines devant nous, tout ce qu'il faut dans nos sacoches, la voiture posée à côté de la gare de Tassenbach et du soleil annoncé...

 Entre Tassenbach et Lienz, la piste cyclable est une véritable autoroute sur laquelle les cyclistes italiens roulent comme en scooter dans les rues de Palerme. La pente est assez nette et on fait sans effort les 30km qui nous mènent à Lienz malgré le soleil de plomb. La route est très jolie, souvent en forêt et toujours sans voiture.

 
A Lienz, on délaisse un temps la Drave pour remonter l’Isel sur 30 km jusqu’à Matrei. Les premiers kilomètres montent tranquillement sur une piste cyclable ombragée au bord du ruisseau aussi glacé que turquoise. On s’arrête dormir sur une base de rafting bien ambiancée et on reprend la route au matin pour arriver à notre but avant que la chaleur ne soit insupportable. La suite de la montée se fait par des petites routes peu fréquentées qui nous réservent quelques rudes raidillons et on arrive à Matrei en tout début d’après-midi, suants et affamés. On se rend compte alors à la moindre montée du poids que l’on traine, Miha en tirant la remorque et moi en portant tous les bagages…


lundi 22 avril 2019

Bourgogne


Pour notre première expérience de cyclotourisme en famille, on décide d'aller faire un tour en Bourgogne. C'était déjà ici que Miha avait gouté aux charmes du cyclotourisme pour la première fois et comme l'expérience avait été convaincante, on parie sur le fait qu'Alma y prendra le même plaisir ! On laisse la voiture à Beaune et on prend la direction de Chalon-sur-Saône à travers les vignes. La Voie des Vignes s'étend sur une vingtaine de kilomètres jusqu'à Santenay et serpente entre les villages et les champs. Le temps est un peu frais et couvert au matin et on voit partout des bottes de foin brulées ou à bruler et des bougies disposées entre les ceps pour les aider à résister au froid nocturne. Le ciel s'éclaircit peu à peu et le paysage en est d'autant plus beau...  

mardi 30 août 2016

Estonie

Pärnu nous plait dès qu'on y arrive. D'abord parce qu'on y retrouve le soleil qu'on avait perdu depuis bien longtemps. Ensuite parce qu'on passe la nuit dans un jardin aménagé en camping où quelques tentes à peine pourraient entrer. Enfin parce que les maisons colorées sont adorables et leurs grands jardins si bien entretenus aussi. D'ailleurs, les boutiques, les restaurants, les bureaux, semblent tous installés dans ce genre de maison et on s'y sent comme chez soi.
On s'y sent si bien que Miha décide d'y crever !

samedi 20 août 2016

Lettonie

Nous pédalons souvent la tête en l'air, les yeux rivés sur les nuages qui se déplacent plus vite que nous en espérant deviner lequel nous tombera dessus. Un ciel bleu peut s'obscurcir en quelques minutes sans que l'on sache d'où viennent les nuages. L'inverse est plus rare ! Mais on subit patiemment les averses quotidiennes sans que la motivation ne faiblisse d'un poil ! On supporte la fraicheur des températures avec le même fatalisme, contrairement aux Lettons eux-mêmes, souvent dépités qu'il puisse faire moins de 15 degrés en août ! "L'automne est déjà là", disent-ils, alors qu'on ne perd pas espoir de voir encore quelques beaux rayons de soleil !
La Lettonie nous semble encore plus déserte que la Lituanie. Dans le premier village que nous traversons, nous nous demandons ce qu'il s'est passé pour qu'il soit si mort ! Après en avoir croisé plusieurs, nous en déduisons que les villages en général sont d'une tristesse à pleurer. On y voit peu de passants, aussi peu de voitures, aucun commerce. Seulement quelques maisons proprettes aux pelouses bien tondues le long d'une rue au calme assuré !
Sur les routes, nous découvrons avec le même étonnement que le goudron n'est pas la norme. Les grands axes, certes, sont asphaltés, mais les routes secondaires, y compris au sein des villages, sont, la plupart du temps, des pistes sablonneuses et bosselées qui nous l'impression de pédaler sur des planches à laver, comme dit si bien le guide du vélo letton ! Ce qui nous plait bien, c'est qu'on se croit parfois presque en Islande : des étendues désertes, des pistes, du froid, de la pluie... on s'y croirait !
Et puis nous arrivons à Ljepaja et c'est la révélation ! Le marché regorge de légumes, fruits, champignons, pâtisseries, et nous en achetons plus que de raison ! Les girolles et les myrtilles coutent 3€ le kilo, le poulet fumé est dépaysant, les yaourts au poids réjouissants ! Le tout accompagné de kvass, cette boisson à base de levure fermentée dont Miha s'abreuve quotidiennement. Et en plus, il fait beau ! Alors on traine un moment sur la plage à observer les championnats d'Europe de planche à voile. Pendant quelques heures, quelques heures seulement, on se sent en été... En quittant la ville, on s'arrête à la prison de Karista, vestiges des joyeusetés soviétiques dont on voit encore partout les traces. Ils proposent même de passer la nuit comme un prisonnier, réveillé et violenté par les mâtons, mais on fait l'impasse sur cette attraction touristique !

mercredi 10 août 2016

Lituanie

A l’arrivée à Vilnius, la Lufthansa nous rend nos vélos en état presque parfait. On peut donc gouter d'entrée à la pluie balte ! 

Pour se faire d’entrée une idée sur le pays, on goute directement aux cepelinai, une espèce de knödel gélatineux, et à la messe orthodoxe, austère et presque effrayante.Vilnius est vivante et animée, très agréable même si Miha trouve qu’on se croirait à Ljubljana et que ce n’est pas assez dépaysant. 


L’autoroute pour quitter la ville est beaucoup moins sympathique mais elle est incontournable alors on la supporte et on pédale jusqu’au château de Trakai, celui qui illustre la couverture des guides touristiques. L’endroit est mignon mais on ne s’y attarde pas. Les touristes, les glaces et les pédalos ne nous plaisent pas beaucoup. Un peu plus loin, on trouve un étang au bord duquel on peut planter notre tente. L’eau est tiède, le calme absolu, nous sommes déjà séduits par la Lituanie.


Comme le dit le guide sans ménagement, le centre du pays est de peu d’intérêt touristique et c’est vrai que les villes sont rares et ne nous semblent pas incontournables. La campagne, au contraire, nous plait bien plus. Des petites routes, souvent même des chemins, traversent des étendues champêtres rarement cultivées et jamais clôturées. Parfois, une vache enchainée broute tranquillement, accompagnée d’un couple de cigognes. Le soir, on voit les vieilles venir les traire avec leur sceau. On se croirait à une autre époque. 



dimanche 17 avril 2016

Retour à Trapani



Le soir, nous retrouvons la mer et nous endormons une fois de plus bercés par le bruit des vagues avec le réveil réglé sur 6h00. Nous avons potassé la carte, le guide et les horaires de bateau : demain matin nous embarquons pour les îles éloliennes et nous gravissons le Stromboli !
Arrivés sur le port, on nous informe que les bateaux, pourtant grands, ne prennent pas les vélos. Certains si mais les horaires sont confuses et les informations du site internet diffèrent des celles qu’on nous donne, elles-mêmes étant généralement différentes de ce qui se passe dans la réalité. On envisage de laisser les vélos sur la terre ferme mais on ne voit pas bien ce qu’on pourrait faire de nos bagages et les personnes auxquelles on s’adresse rivalisent d’antipathie et de mauvaise foi au point qu’on finit par renoncer à voir la lave du volcan et s’effondrer dans la mer au coucher du soleil… La déception est grande et on se dit qu’on devrait publier un guide des endroits favorables aux cyclistes à qui on décernerait des pédales de différentes couleurs ! Millazzo serait très bas dans notre classement…

On repart donc bredouille et pour rattraper le temps perdu, on prend le train jusqu’à Cefalu, jolie bourgade dévorée par le tourisme, puis on longe la côte jusqu’à Palerme. De la route, on ne voit pas la mer mais on sent bien le vent et surtout les gaz d’échappement des voitures qui nous doublent, l’expérience n’est pas exaltante…